Déduplication magasin–ligne : ce que les derniers protocoles laissent encore dans l’ombre

Plusieurs enseignes ont publié, cet été, des précisions sur la façon dont un passage en caisse et une visite web sont comptés une seule fois. Les textes restent muets sur les exclusions.

Intérieur d’un commerce avec allées et éclairage

Depuis juin, trois communiqués d’enseignes alimentaires et un avis d’un syndicat de régies ont tenté d’unifier le vocabulaire de la déduplication. On y parle de « parcours unique », de « contact non répété », parfois de « ticket rattaché ». Le mot change ; la règle de rattachement, elle, est rarement écrite.

Pour une rédaction qui suit la mesure omnicanale, le point utile n’est pas le slogan. C’est la fenêtre de temps. Certaines notes internes, dont des extraits ont circulé dans la presse spécialisée, retiennent 24 heures. D’autres retiennent sept jours. Un même client peut donc être « unique » le lundi et « dupliqué » le jeudi selon le document qu’on ouvre en réunion.

File Meadowcore a relu ces textes à Chambéry, ligne à ligne, en notant ce qui est mesuré (un identifiant, un e-mail, un panier) et ce qui est simplement déclaré. La distinction évite de comparer des taux de recouvrement qui ne portent pas sur le même objet.

La suite du débat, en France, se jouera moins sur les outils que sur la phrase que l’on accepte de mettre sous un graphique : « contacts dédupliqués » n’est pas une méthode. C’est un vœu. Tant que la méthode n’est pas datée et signée, la revue hebdomadaire continuera de classer ces annonces dans la rubrique des intentions, non des faits de mesure.

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